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Top 10 des séries à voir cette semaine sur les plateformes

Par Rédaction TV.fr

The Gentlemen, Monstre, Neagley, HPI, Le Cercle : notre top 10 des séries à voir cette semaine sur Netflix, Prime Video, Disney+ et les chaînes françaises.

Top 10 des séries à voir cette semaine sur Netflix, Prime Video et Disney+

Septembre est le mois où les plateformes cessent de recycler leur catalogue et sortent l'artillerie. Après un été de rediffusions déguisées en nouveautés, Netflix, Prime Video, Disney+ et Canal+ alignent leurs sorties au moment précis où les chaînes historiques lancent leurs grilles de rentrée. Voici notre top 10 des séries à voir cette semaine, classées par ordre d'urgence — celles qu'il faut lancer ce soir, et celles qui peuvent attendre le week-end prochain.

1. The Gentlemen, saison 2 (Netflix)

Le retour le plus attendu de la rentrée. L'adaptation sérielle de l'univers de Guy Ritchie n'a rien perdu de ce qui avait fait le succès de sa première saison : une élégance de façade, des dialogues qui claquent, et une violence traitée comme une question de bonnes manières. Theo James retrouve son duc malgré lui, propulsé à la tête d'un empire cannabique qu'il n'a jamais demandé. La saison 2 élargit la carte — on quitte davantage le manoir — sans perdre le sens du tempo. C'est brillant, parfois creux, toujours divertissant.

2. Monstre : Lizzie Borden (Netflix)

Ryan Murphy et Ian Brennan reviennent avec la quatrième saison de leur anthologie Monstre, consacrée cette fois à Lizzie Borden, accusée en 1892 du double meurtre à la hache de son père et de sa belle-mère, puis acquittée dans l'un des procès les plus commentés de l'histoire américaine. Le dispositif est connu : reconstitution méticuleuse, ambiguïté entretenue jusqu'au dernier épisode, esthétique léchée. Les détracteurs de la franchise lui reprochent son goût pour le fait divers spectacularisé ; ses partisans y voient une radiographie des paniques morales. Les deux ont raison.

3. Neagley (Prime Video)

Le spin-off de Reacher était un pari risqué : détacher un personnage secondaire d'une franchise dont le succès repose largement sur le charisme physique de son héros. Le pari est en partie gagné. Frances Neagley, enquêtrice privée méthodique et peu bavarde, enquête sur la mort suspecte d'une amie. La série troque la démonstration de force contre une mécanique d'investigation plus sèche, plus urbaine. Les fans de la maison mère seront peut-être déroutés ; les autres y trouveront un thriller solide.

4. Stranger Things : Chroniques de 1985 (Netflix)

Le retour dans l'univers de Hawkins prend la forme d'un récit parallèle situé en 1985. L'exercice tient de la dérivation assumée : on y retrouve la grammaire visuelle des frères Duffer, ses synthétiseurs, ses lumières au néon et son adolescence mythifiée. Pour le spectateur qui a décroché en cours de route, ce format constitue une porte d'entrée plus légère que la série mère. Pour les autres, c'est un supplément d'âme.

5. Fauda, saison 5 (Netflix)

La série israélienne revient avec une cinquième saison qui n'a rien perdu de sa tension nerveuse. Fauda reste l'un des objets les plus discutés du catalogue Netflix, à la fois pour sa mise en scène de l'action — caméra à l'épaule, montage haché, sens du risque — et pour les débats qu'elle suscite sur son point de vue. Elle se regarde en apnée.

6. Avatar : de feu et de cendres (Disney+)

Disney+ continue d'exploiter méthodiquement son écosystème. Cette extension de l'univers d'Avatar bénéficie de moyens visuels considérables et d'un travail sonore qui justifie à lui seul un bon équipement. Le récit, lui, reste sur des rails balisés. C'est la définition même du programme familial du samedi soir : impeccable techniquement, prévisible narrativement.

7. HPI, saison 5 (TF1 et plateformes)

Impossible de parler de séries à voir cette semaine sans citer la production française qui écrase tout depuis cinq ans. Audrey Fleurot y reprend le rôle de Morgane Alvaro, et HPI continue de réunir régulièrement plus de huit millions de téléspectateurs sur TF1 — un chiffre que peu de séries européennes peuvent revendiquer. La saison 5 assume le vieillissement de ses personnages et creuse la veine familiale. Toutes les fictions hexagonales de la rentrée sont recensées dans notre rubrique séries.

8. Le Cercle (France 2)

Le thriller psychologique en huit épisodes de France 2 est la proposition la plus ambitieuse du service public cette saison. Construction en poupées russes, personnages abîmés, refus du rebondissement facile : la série mise sur la patience du spectateur. Un pari courageux à l'heure où l'algorithme récompense l'accroche immédiate. « La fiction française a compris qu'elle ne gagnerait pas la bataille du volume, elle joue désormais celle de la signature », observe Renaud Belletier, analyste du secteur audiovisuel.

9. Astrid et Raphaëlle, saison 6

La série portée par Sara Mortensen et Lola Dewaere revient pour une sixième saison. Le duo — une documentaliste autiste à la mémoire prodigieuse et une commandante impulsive — a construit l'un des équilibres les plus solides de la fiction policière française. La formule est rodée, presque trop, mais l'écriture des personnages continue de progresser. Une valeur sûre du dimanche.

10. Nouvelle École (Netflix)

Le télé-crochet rap de Netflix France reste un cas d'école : produit local, rentabilité internationale, effet direct sur les écoutes en streaming musical. Ce n'est pas une fiction, mais c'est l'un des rares formats français capables de s'exporter sans sous-titres explicatifs. À ce titre, il mérite sa place dans tout classement des programmes à voir.

Les absents notables de ce classement

Deux catégories manquent volontairement à l'appel. D'abord les séries en cours de diffusion hebdomadaire sur les chaînes payantes, dont la place dans un classement de la semaine est toujours discutable : entrer au milieu d'une saison en cours est rarement une bonne idée.

Ensuite les quotidiennes françaises — Demain nous appartient, Ici tout commence, Plus belle la vie, encore plus belle — qui relèvent d'un rapport au temps totalement différent. Elles ne se recommandent pas, elles s'habitent. Leur public ne cherche pas une série à voir cette semaine : il entretient un rendez-vous quotidien depuis parfois plusieurs années.

C'est d'ailleurs l'un des angles morts des classements de plateformes : ils mesurent la nouveauté, jamais la fidélité. Or, en volume cumulé d'heures regardées, les feuilletons quotidiens français écrasent la plupart des séries événements dont tout le monde parle.

Comment choisir sans y passer la soirée

Le paradoxe de l'automne 2026 est là : jamais l'offre n'a été aussi dense, jamais le temps disponible n'a été aussi rare. La statistique la plus révélatrice n'est pas le nombre de séries produites, mais le temps moyen passé à choisir — environ neuf minutes par soirée selon les études d'usage, soit l'équivalent d'un épisode de format court par semaine passé à faire défiler des vignettes.

Notre conseil : privilégiez une série par plateforme active, et alternez plutôt que d'empiler. Si vous ne deviez en retenir qu'une, prenez The Gentlemen pour le plaisir immédiat, Le Cercle pour l'exigence, et gardez Monstre pour un moment où vous avez de l'énergie — la saison est éprouvante.

Retrouvez chaque semaine notre sélection actualisée dans la rubrique streaming, comparez les catalogues des plateformes et, si votre soirée penche finalement du côté de la télévision linéaire, consultez notre programme TV complet pour ne rien manquer des grilles du jour.

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