CULTURE

Festival de Cannes 2026 : les enseignements d'une 79e édition à suspens

Par Rédaction TV.fr

À deux jours du palmarès, la 79e édition du Festival de Cannes confirme l'audace de Park Chan-Wook, président du jury, et la vitalité de la production française.

Festival de Cannes 2026 : les enseignements d'une 79e édition à suspens

À 48 heures de l'annonce du palmarès, le 79e Festival de Cannes touche à sa fin. Présidée par le cinéaste sud-coréen Park Chan-Wook, cette édition restera marquée par une compétition équilibrée, plusieurs ovations historiques et un cinéma français qui retrouve son éclat. Bilan d'une Croisette qui n'a pas chômé.

Park Chan-Wook, un jury exigeant

Le choix de Park Chan-Wook (Old Boy, Decision to Leave) à la présidence du jury avait fait sensation à l'annonce. Le réalisateur sud-coréen, réputé pour son sens du cadre et son goût des récits ambivalents, a réuni autour de lui une équipe internationale composée de la comédienne française Adèle Haenel, du producteur américain Jason Blum, de la cinéaste sénégalaise Mati Diop et de l'acteur argentin Ricardo Darín, entre autres. Une composition qui laisse présager un palmarès attentif aux écritures de genre, aux propositions formelles affirmées et au cinéma d'auteur engagé.

Les Français de la sélection officielle

La sélection 2026 a fait la part belle à la production hexagonale. Garance, la nouvelle livraison de Jeanne Herry, et Notre salut d'Emmanuel Marre figurent en tête des favoris français. À surveiller également : Les Matins merveilleux d'Avril Besson, présenté en Séance spéciale, qui a déclenché une standing ovation de douze minutes lors de sa projection officielle. Pour les amateurs de cinéma d'auteur, la section cinéma de TV.fr propose plusieurs analyses détaillées.

Rami Malek et Tom Sturridge font sensation

Côté international, l'événement de la semaine a été la projection de The Man I Love, porté par Rami Malek et Tom Sturridge. Le film, accueilli par une standing ovation marathon, est désormais considéré comme l'un des favoris pour la Palme d'Or. Le drame intimiste, signé par un réalisateur anglais peu connu du grand public, marque un retour en grâce du film à thèse, jadis chouchou du jury cannois.

Une montée des marches sous tension

Cette édition aura également été marquée par plusieurs prises de parole politiques sur le tapis rouge. Demi Moore a fait sensation dans une robe « décomposée » signée par un styliste belge montant, John Travolta a multiplié les bérets, Sebastian Stan a opté pour un crâne rasé inattendu et Bella Hadid a relancé la silhouette « Jane Birkin ». Au-delà du jeu des apparences, plusieurs grands noms ont profité de leur passage devant les photographes pour rappeler l'importance de la défense des libertés artistiques dans plusieurs pays du monde.

Les séries à Cannes, une présence renforcée

Si la Quinzaine des Réalisateurs et Cannes Première restent dominées par le cinéma, la place des séries continue de croître à Cannes. Plusieurs créations originales des plateformes de streaming ont été présentées en avant-première mondiale, dont une mini-série française produite par Arte qui retrace les coulisses d'un grand procès médiatique. Le Festival assume désormais une porosité de plus en plus assumée entre cinéma et création télévisuelle premium.

Un palmarès très attendu

Côté Palme d'Or, plusieurs scénarios circulent. La presse spécialisée donne The Man I Love grand favori, suivi de près par un film coréen présenté en compétition officielle et la production française Notre salut. Le Grand Prix pourrait revenir à un long-métrage iranien d'un cinéaste exilé en Europe. Et le Prix d'interprétation féminine est annoncé entre Léa Seydoux et la jeune Lily McInerny, vue dans une production indépendante américaine particulièrement remarquée.

Le cinéma français reprend des couleurs

« Cette édition rappelle combien le cinéma français reste capable de produire des œuvres ambitieuses et exigeantes, à condition que les financements suivent », analyse une productrice française. La présence accrue de jeunes cinéastes en sélection officielle (Avril Besson, plusieurs cinéastes de l'ACID) confirme par ailleurs le dynamisme du renouvellement. Une bonne nouvelle pour le secteur, à l'heure où les cases cinéma des chaînes publiques peinent parfois à maintenir leurs investissements en coproduction.

Les répercussions à la télévision

Pour les téléspectateurs, la couverture cannoise restera un événement majeur du printemps. France Télévisions, qui détient toujours les droits de la diffusion officielle, propose en exclusivité la captation de la cérémonie de clôture en direct du Grand Théâtre Lumière, samedi 23 mai à 19h00 sur France 2. La cérémonie sera également relayée en multicanal sur les chaînes thématiques du groupe, et accessible en replay sur france.tv. Notre guide TV reprend l'ensemble du dispositif.

Ce qu'il faut retenir

Avec 75 films en sélection officielle, des ovations marathon, plusieurs polémiques discrètes et un palmarès qui s'annonce passionnant, le Festival de Cannes 2026 confirme son statut de premier rendez-vous mondial du cinéma. La maturité du cinéma français, l'audace de Park Chan-Wook et la place croissante des plateformes en font une édition charnière. Pour ne rien manquer de la cérémonie de clôture et des analyses qui suivront, suivez la page actualités de TV.fr et les retours immédiats de notre rédaction sur les films primés.

Rendez-vous samedi soir devant France 2 pour le verdict final.

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