Tout le monde veut prendre sa place, culture générale et tactique

6 challengers rêvant de détrôner un champion

Une émission aussi célèbre que son présentateur, Nagui

Tout le monde veut prendre sa place est un jeu quotidien de culture générale diffusé sur France 2 depuis juillet 2006 : il est animé par Nagui. 6 nouveaux candidats viennent à chaque émission pour se départager en répondant à des quizz : le meilleur affrontera le champion, qu’il espère évidemment remplacer.Tout le monde veut prendre sa place est diffusé sur France 2 à 12h et dure 50 minutes. L’émission est également proposée sur TV5 Monde, TV5 Québec Canada et 2 chaînes belges. Elle réalise de bons scores d’audience avec un record en 2021 atteignant 18,5 % de parts de marché, soit 1,98 millions de téléspectateurs. Le succès de ce jeu est notamment dû à son présentateur emblématique, Nagui. Sacré animateur TV préféré des français en 2019, Nagui a débuté à la télévision en 1986 sur TMC puis M6. Il travaillera aussi sur TF1, la Cinq puis France 2 où les spectateurs apprécient sa bonne humeur et son enthousiasme. Parmi les émissions phares qu’il a présentées, citons Taratata, N’oubliez pas votre brosse à dents, Que le meilleur gagne et N’oubliez pas les paroles. Nagui, présentateur de Tout le monde veut prendre sa place depuis sa création, a décidé de laisser sa place : ainsi, Laurence Boccolini le remplacera pendant l’été 2021.

Un jeu où tout le monde peut devenir champion

Afin d’être candidat, il faut passer par des présélections en participant soit aux sélections en ligne par vidéo, soit aux sélections organisées plusieurs fois par an dans de grandes villes françaises comme Marseille, Paris, Perpignan, etc. Les dates et lieux de ces présélections sont disponibles sur le site officiel du jeu. Un délai d’un an minium est requis avant de repasser les tests en cas d’échec. Il est possible de passer les présélections uniquement deux fois. Les présélections comprennent un test écrit, puis deux entretiens. Les personnes sélectionnées sont recontactées par la production dans les trois mois suivant les présélections. Les enregistrements des émissions ont lieu chaque mois, avec plusieurs émissions enregistrées en une journée. Elles sont ensuite diffusées au rythme d’une par jour, dans les deux mois qui suivent leur enregistrement. Il est possible de participer à l’enregistrement en tant que membre du public. Pour cela, il suffit de postuler sur le site de l’émission. Certaines émissions spéciales font l’objet de formats particuliers et/ou de jours de tournage différents. Il y en a eu plusieurs depuis la création de l’émission. Voici quelques exemples : en 2007, avec des candidats européens pour fêter les 50 ans du Traité de Rome ; en 2009, pour la 1.000e émission ; en 2011, pour les 50 ans de Nagui ; en 2018, à l’occasion de la 4.000e émission, etc.

Un jeu où tout le monde peut devenir champion

Pendant la première phase, les Qualifs, les 6 candidats (3 hommes et 3 femmes) doivent répondre à des questions de culture générale, sachant que les thèmes ont été donnés à l’avance. Chaque candidat choisit son mode de réponse qui influe sur le nombre de points à gagner : « Duo », avec 2 propositions de réponse pour gagner 1 point ; « Carré » avec 4 choix pour 3 points ou « Cash » sans proposition de réponse qui permet de gagner 5 points. Les 4 meilleurs à l’issue de cette manche sont qualifiés pour la seconde manche, La compét’, : ils gagnent alors un cadeau. Ils doivent répondre à 8 questions sur un thème donné à l’avance. Certaines sont en « Duo », d’autres en « Carré » et les dernières en « Cash ». Le joueur avec le plus de points peut affronter le champion en tant que challenger pendant la troisième phase, le Duel, et gagne un autre cadeau. 4 thèmes sont proposés et le champion décide lequel est attribué au challenger et lequel lui est destiné. Chaque thème comprend 6 questions auxquelles il faut répondre en choisissant entre « Duo », « Carré » ou « Cash ». Le challenger débute, sans que son score ne soit connu. Ensuite, le champion doit estimer quel score il veut égaler ou dépasser puis répond aux questions de son thème en choisissant aussi entre « Duo », « Carré » ou « Cash ». Son score est donné à chaque réponse. Ensuite, les points gagnés par le challenger sont calculés. Si le total est inférieur ou égal à celui du champion, celui-ci conserve son titre et ses gains augmentent, sachant qu’il gagne de l’argent grâce à ses bonnes réponses et aussi à celles du challenger. Dans le cas contraire, le challenger peut remplacer le champion, sauf s’il accepte de partir avec un montant que lui offre le champion pour garder son titre. Pour le moment, la plus grande championne de l’émission, Marie-Christine, a totalisé 213 victoires soit un gain de 196.900€.

Sept à huit, l’actualité multiformat du dimanche soir

Les événements du moment en trois reportages et un portrait

Un magazine d’un genre nouveau sur ce créneau horaire

Sept à huit vient à la suite de 19 heures dimanche et Public, qui succédaient eux-mêmes au mythique 7 sur 7 d’Anne Sinclair. Le 10 septembre 2000, TF1, qui souhaite donner un coup de frais à ses programmes de début de soirée, lance Sept à huit. Il s’agit d’un magazine d’information et d’actualité, présenté par Laurence Ferrari et Thomas Hugues. En 2006, ceux-ci cèdent la place au journaliste Harry Roselmack, déjà aperçu dans l’émission politique France Europe Express présentée par Christine Ockrent. Sept à huit est basé sur l’actualité du moment, qu’elle soit politique, sociétale ou économique, nationale ou internationale. Les sujets sont présentés sous forme de reportages (trois ou quatre par émission). Les événements sont montrés à travers le témoignage de ceux qui les vivent : des personnalités, des anonymes… Le magazine se termine sur une rubrique nommée « Le portrait de la semaine ». Il s’agit, là encore, d’aborder l’actualité avec un regard humain, l’invité – qu’il soit célèbre ou non – étant acteur ou victime d’un événement particulier. Les interviews sont réalisées par Thierry Demaizière, ex grand reporter à RTL, qui demeure invisible à l’écran.

Évolution de l’émission et éditions complémentaires

À sa création en 2000, Sept à huit est programmée chaque dimanche soir de 18h50 à 19h50. En mai 2011, au vu de l’audience réalisée, le format passe à 1h45, à partir de 18h. En 2015, nouveau changement : cette fois, l’émission est divisée en deux parties d’une durée de 1h15 chacune. Sept à huit Life commence à 17h15 : elle se présente comme un magazine de proximité, qui colle à la réalité quotidienne des Français et propose des histoires insolites, émouvantes ou dramatiques. Les rubriques emmènent le téléspectateur soit à la rencontre d’anonymes soit ils lui proposent une immersion dans le quotidien de divers héros de l’ombre. Quant à Sept à huit, l’émission conserve son créneau habituel à 18h30 et garde le format reportages / portrait qui a fait son succès. En 2020, face au confinement et pour combler le vide laissé par le feuilleton Demain nous appartient, la maison de production Éléphant et Cie lance un magazine complémentaire baptisé Sept à huit : la quotidienne. Diffusée à partir du 23 mars 2020, cette nouvelle venue a pour ambition de montrer comment les Français vivent avec la pandémie. Soignants, familles, personnes âgées, chefs d’entreprise ou commerçants sont au cœur de ce magazine de trois quarts d’heure. Cependant, faute d’audience, l’expérience prend fin le 10 avril 2020.

Des sujets d’actualité et de proximité qui font la force du concept

La présence de Sept à huit sur le créneau très convoité d’avant le Journal Télévisé depuis plus de 20 ans, atteste du succès de l’émission. Malgré quelques changements de formats, la ligne éditoriale n’a que peu varié depuis la naissance du magazine. C’est vraisemblablement cette proximité avec les spectateurs, cette volonté de leur permettre de s’identifier aux personnes présentées, qui font le succès de la recette. Ce n’est sans doute pas un hasard non plus si chaque émission inclut au moins un reportage sur un fait divers. Ces « affaires », très médiatisées, suscitent bien souvent intérêt et empathie de la part du public. Les personnalités invitées pour le portrait de fin d’émission sont elles aussi judicieusement choisies : des chanteurs populaires comme Vianney ou Michel Sardou, des comiques comme Gad Elmaleh, des acteurs comme Gérard Lanvin ou Daniel Auteuil se sont succédé dans Sept à huit. Le magazine ne boude pas non plus les stars contemporaines, comme le chanteur Gims ou le footballeur Neymar. Au final, avec une moyenne de 4,5 millions de spectateurs à chaque diffusion, Sept à huit tient fièrement tête à la concurrence et ne semble pas sur le point de faiblir.

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Capital, l’actualité économique à la loupe

Une émission de télévision qui vulgarise l’économie

Le magazine novateur de M6

Imaginée par la chaîne M6, Capital naît en 1988. Tout juste entré au sein du groupe de la sixième chaîne, Emmanuel Chain propose un nouveau concept. Diplômé de HEC, l’animateur d’une rubrique associée au journal 6 minutes rebondit sur une idée de sa direction. La rubrique économique devient alors un programme de 15 minutes qui vulgarise l’économie. Capital est d’abord diffusé le week-end, en milieu de journée puis le soir, avant d’être programmé le vendredi soir. L’audience permet de confirmer le succès de l’émission. Dès 1993, elle occupe la première partie des dimanches soir, en alternance avec Zone interdite. Le second numéro intitulé « La grande bouffe » récompense la décision prise avec un joli succès de 17% des parts de marché. C’est Emmanuel Chain qui, fort de ses connaissances, anime Capital, alternant entre enquêtes de terrain, reportages ciblés économie et consommation. Les thèmes abordés sont généralistes, attirant tous les profils de téléspectateurs. Parmi les thèmes abordés : le gaspillage alimentaire, les vacances, les classes moyennes, l’argent public, la sécurité routière, le gaspillage industriel, etc.

Une émission qui évolue avec son temps

Jusqu’au début des années 2010, Capital mise sur des thèmes qui interpellent le public. De la bourse aux habitudes de consommation, de la Jet Set à l’immobilier, l’émission est structurée par des reportages suivis d’un discours pédagogique. L’ambiance est décontractée : elle plaît d’autant plus que chacun peut se retrouver dans les problématiques abordées. En 2003, le créateur et animateur vedette de Capital quitte son poste pour laisser la place à Guy Lagache. Des éditions spéciales sont programmées, tout comme des sujets novateurs. Les questions environnementales sont étudiées aux côtés d’invités experts qui viennent exposer leur point de vue et analyses. Lorsque Thomas Sotto prend la tête de l’émission à son tour, il accompagne une nouvelle formule, un plateau revu à neuf et un générique modernisé. En parallèle des questions consuméristes, Capital se lance dans des numéros plus concentrés sur la société et ses enjeux. Plusieurs fois récompensé, le magazine d’économie est ensuite présenté par François-Xavier Ménage, Bastien Cadéac et, depuis 2018, par Julien Courbet.

Capital, créateur d’un modèle télévisuel

Avant Capital, les émissions traitant de sujets de société se bornaient à des plans fixes sur des plateaux TV. Le ton était souvent élitiste et refusait de mettre un fort accent sur les questions d’argent. La popularité de ce programme se définit par son discours décomplexé, sa vulgarisation et sa pédagogie de l’économie. Les Français aiment apprendre les rouages de la société de consommation expliqués simplement. Les interviews et la présentation instaurés par Emmanuel Chain offrent au spectateur un aperçu généraliste mais pointu. Auparavant, seuls quelques intéressés et experts comprenaient le fonctionnement de la bourse, de l’immobilier, des grandes entreprises. Une émission comme Capital permet à un large public de mieux saisir les règles et dérives de la société de consommation. Ce programme présente chaque sujet de manière concrète, paroles de spécialistes et chiffres à l’appui. Aucun sujet n’est banni par crainte de déplaire. Plusieurs grandes entreprises ont ainsi eu droit à un gros plan sans fioritures : Coca-Cola, McDonald’s, Nike, etc. La réalité du quotidien économique des Français est mise en lumière de manière claire et sans parti pris. En complément, Capital traite ses sujets avec éthique et un rythme qui sait tenir en haleine. Chaque numéro associe reportages sur les faces cachées des secteurs économiques et des échanges avec un ou plusieurs invités. Les questions soulevées sont incisives et tiennent compte de l’actualité, de ses conséquences. Son concept a initié un nouveau style que l’on retrouve dans Envoyé spécial, Complément d’enquête et Cash Investigation.

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The Voice : à la Recherche de La Plus Belle Voix

The Voice : le télé crochet musical réinventé

Un enchaînement d’épreuves sélectives

Depuis 2012, l’émission de télévision The Voice voit s’affronter des talents inédits et révèle des trésors vocaux français. Après déjà dix saisons, le succès ne se dément pas et réuni chaque semaine des milliers de téléspectateurs. Entre les coachs, une amicale concurrence règne et bénéficie aux candidats. Les meilleurs deviennent les stars de demain. Le principe ne date pas d’aujourd’hui. On peut aisément trouver une filiation dans le concours de l’Eurovision, Popstars, Nouvelle Star et la Star Academy. Mais la longévité de The Voice se résume en quelques clés : la personnalité des coachs et la variété des épreuves. Créée en 2012 par Shine France, The Voice est l’adaptation d’une émission éponyme proposée au public hollandais par le producteur Endemol. Elle a, depuis, donné lieu à de multiples déclinaisons de par le monde (Angleterre, États-Unis, Canada, Inde, etc.). Les épreuves ont varié au fil du temps et sont à présent au nombre de six : les auditions à l’aveugle, les battles, les K.O., les cross battles, les demi-finales et la finale. Deux épreuves ont été supprimées au fil des saisons : l’épreuve ultime et les lives qualificatifs. Chaque étape entraîne l’élimination d’un candidat, poussant ces derniers, ainsi que leur coach, à donner la meilleure des prestations, chanson après chanson. Entre duos et solos, les interprétations créent souvent la surprise. Les votes émanent tantôt des coachs, tantôt du public lui-même.

Des coachs et des invités

Au cours des dix saisons déjà enregistrées, quinze coachs se sont succédés. Parmi eux, certains sont des fidèles de longue date et d’autres n’ont tenté l’expérience qu’une fois. Florent Pagny est l’artiste qui totalise le plus grand nombre de participations et de victoires avec ses candidats. À ses côtés ou bien en remplacement, le public a pu apprécier l’accompagnement de : Jenifer, Garou, Louis Bertignac, Mika, Zazie, Matt Pokora, Soprano, Julien Clerc, Amel Bent, Marc Lavoine, Lara Fabian, Vianney, et Patrick Fiori. Les changements sont le plus souvent liés au désir exprimé par les artistes de se concentrer sur des projets personnels. D’autres, comme Jenifer, ont repris leur rôle dans une autre version de l’émission : The Voice Kids. Ce palmarès de célébrités est régulièrement additionné d’artistes invités. Ils viennent partager une chanson avec un ou plusieurs candidats. Nombreux sont celles et ceux ayant joué le jeu : Julien Doré, Pascal Obispo, Kylie Minogue, Calogero, Corneille, Gérald de Palmas, etc.

Les gagnants et participants

Emmenée par les animateurs Nikos Aliagas et Karine Ferri, l’émission The Voice a permis à plusieurs talents d’être récompensés. Une victoire, et parfois même une simple participation, a fait connaître plusieurs candidats du public et du show business. Au-delà de la reconnaissance de leur coach et des téléspectateurs, les gagnants voient donc leur carrière lancée. Sur les dix saisons, le public a choisi pour gagnants : Stéphan Rizon, Yoann Fréget, Kendji Girac, Lilain Renaud, Slimane Nebchi, Lisandro Cuxi, Maëlle Pistoia, Whitney Marin, Abi Bernadoth, Marghe.
Parmi les belles aventures qui ont suivi une participation à The Voice, celles de Louane, d’Amir ou encore de Fréro Delavega restent particulièrement marquantes. À défaut d’une première place, tous sont devenus des figures incontournables de la musique française.