L’ultra-haute définition : où en est-on avec l’UHD en France ?

L’ultra-haute définition en France

Les standards de télévision évoluent sans cesse

Pal, Secam, D2-Mac, haute définition, ultra-haute définition (UHD), … les standards d’image ne cessent d’évoluer dans l’univers de la télévision. Chaque changement répond à la même problématique : pouvoir regarder la télévision avec des images toujours plus nettes. Pour beaucoup, la Haute Définition (HD) représente déjà le summum de la qualité en matière d’image. Mais il y a mieux que la HD : l’ultra-haute définition. L’UHD ou « 4K » offre une résolution d’image quatre fois plus élevée que la haute définition. Mais il y a encore mieux que le 4K : le 8K. Le format 8K délivre une résolution d’image quatre fois plus élevée que le 4K, soit seize fois plus élevée que la HD ! Et les fabricants ne comptent pas en rester là. Les premiers téléviseurs 8K sont à peine apparus sur le marché que les constructeurs annoncent déjà des écrans 16K !

L’UHD est prévue comme norme en matière d’images

Dans le commerce, l’Ultra Haute Définition arrive en force. Les appareils mis sur le marché sont quasiment tous équipés du 4K (et donc de l’UHD). L’industrie en fait la promotion, les diffuseurs devraient suivre. Ceux qui utilisent la télévision pour des services non linéaires (Netflix, YouTube, …) ont déjà accès à des contenus en UHD. Il en va de même pour les gamers qui peuvent se procurer des jeux vidéo en 4K. Pour la télévision linéaire (traditionnelle), l’UHD n’est pas vraiment encore sortie des cartons. L’offre d’émissions en UHD reste limitée. Si bien que pour le téléspectateur, l’UHD est une option qui revêt encore peu d’intérêt. Mais l’Ultra Haute Définition ne sera plus une option d’ici quelques années. Elle devrait bientôt être imposée par les autorités comme standard d’images pour la TNT (Télévision Numérique Terrestre). Actuellement diffusée en haute définition, la TNT devrait passer à l’UHD en 2024. Pour l’État, ce projet consiste à moderniser les réseaux de diffusion de la TNT.

L’UHD, un changement et des contraintes pour beaucoup

En 2016, le passage définitif de la TNT en haute définition avait suscité un tollé. De nombreux foyers n’étaient pas équipés et devaient acquérir un téléviseur capable de recevoir les chaînes en HD. L’histoire devrait se répéter en 2024 avec le basculement de la TNT en UHD. Les téléspectateurs déjà équipés d’un téléviseur 4K n’auront rien à faire. Les autres n’auront pas d’autres choix que de renouveler une fois de plus leur matériel. Il faudra s’équiper d’un téléviseur pouvant prendre en charge le codec HEVC, technologie de codage permettant la diffusion en 4K. Les plus réticents pourront toujours recourir à un décodeur externe. Ce boîtier interposé entre l’antenne terrestre et le téléviseur pourra convertir l’UHD en un format d’image inférieur. Même si cette solution fera l’affaire, il n’est pas sûr qu’elle soit efficace en matière de résultats. Les téléspectateurs ne sont pas les seuls à appréhender ce changement. Les producteurs et diffuseurs devront aussi renouveler et mettre à jour leur matériel. Ils devront acquérir des caméras de plateau 4K, réagencer leurs studios pour rendre ceux-ci compatibles avec le 4K, commander des cars-régies 4K, etc. Ce ne sont ici que quelques exemples d’investissements que les chaînes devront réaliser pour être en phase avec le nouveau standard d’images. Pour les constructeurs, la conjoncture devrait leur être favorable. Et l’enjeu est de taille, car il y aura tout un parc de téléviseurs à renouveler. Selon le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel), plus de 90% des foyers en France sont équipés d’un téléviseur. Il s’agit d’un marché énorme et on comprend pourquoi les fabricants et revendeurs ne veulent pas rater ce tournant.

C dans l’air

Infos et débats télévisés sur France 5

Une émission d’actualité et de débats à chaud

C dans l’air est une émission quotidienne en semaine (du lundi au samedi) qui passe sur France 5 (anciennement La Cinquième). Elle qui débute à 17h45 et qui dure 65 minutes ; elle est en direct. Sa première diffusion remonte à septembre 2001. Depuis ses origines, elle a traité et traite encore, de l’actualité à chaud, des évènements qui ont marqué notre monde, aux quatre coins de la Terre. C’est une émission de débats autour de sujets le plus souvent poignants, à laquelle sont conviés des spécialistes du sujet traité, autour de l’animateur principal, Yves Calvi. Chaque soir de la semaine, un thème politique, social, économique ou culturel est choisi, sujet qui sera décrypté, analysé et débattu, autour de la table et des quatre invités spécialistes de la question qui vont donner leur point de vue, leur avis, leur opinion et leur analyse du sujet en question. L’émission a pour but d’informer le téléspectateur en lui donnant la possibilité de confronter divers avis afin de se faire une idée complète des enjeux, des situations, des évènements et des phénomènes qui ponctuent l’actualité et qui ont un impact sur chacun de nous. Au cours de l’émission, les téléspectateurs peuvent poser des questions sur le sujet traité ou faire réagir l’un des invités, par SMS ou via Internet. A la fin de l’émission, les 15 dernières minutes sont consacrées à une sélection de ces questions auxquelles une réponse est apportée.

Des records d’audience

C dans l’air saisit les sujets et les thèmes les plus importants et les traite avec une réactivité déconcertante. Selon les sujets traités, le taux d’audience peut être très important, battant souvent les records de parts de marché dans l’audiovisuel. Ainsi, le débat qui a eu lieu entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2007 a rassemblé 16,8% des téléspectateurs ; en 2010, le changement de gouvernement a réuni environ 14% du taux d’audience français, chiffre renouvelé le 13 janvier 2014. L’audience de C dans l’air bénéficie de thématiques ciblées bien que diversifiées. Les thèmes de prédilection de l’émission sont la politique notamment française ; l’actualité internationale qu’il s’agisse de conflits, de catastrophes ayant des répercussions sur les hommes ; l’économie de manière générale, traitant des variations du prix de pétrole, de l’immobilier, du chômage ou encore de la croissance ; d’autres sujets traitent des sciences, de la justice, de la sécurité, de l’environnement et du sport.

Des thématiques variées

En 2015, C dans l’Air a choisi des sujets brûlants, traités dans les jours qui ont suivi l’évènement. Ainsi, le 6 novembre, le débat a tourné autour de l’avion russe, le A321 qui a explosé en vol en dessus du désert du Sinaï : est-ce un attentat qui a tué les 224 passagers à bord ? Le 5 novembre, le sujet a gravité autour de Rome : la capitale italienne est-elle également la capitale de la Mafia ? De nombreux indices laissent à croire que la police italienne a rassemblé des informations concluantes qui lui permettent aujourd’hui de mettre en place une dynamique anti-corruption qui touche non seulement les criminels mais aussi des hommes politiques et des hommes d’affaires. Le 2 novembre, C dans l’air s’est penché sur le phénomène Erdogan, le maître de la Turquie qui a remporté les élections régionales, instaurant en Turquie une politique islamo-conservatrice : où s’oriente donc la Turquie ? Le 28 octobre, les débats se sont animés au tour des jeunes des banlieues : « avoir 15 ans dans les banlieues » en France : enjeux, risques, dérives, échecs mais également succès et réussites. La santé et l’alimentaire ne sont pas en reste : ainsi le 27 octobre, il était question du cancer et de ce que l’on met dans notre assiette : « Cancer : alors on mange quoi ? ». Viande rouge et charcuterie ont été pointées du doigt par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Le 26 octobre, c’était au tour du Pape François de faire la Une de l’émission C dans l’air : qui est cet homme, la plus haute autorité de l’Eglise catholique, qui veut réformer l’Eglise et qui se retrouve confronté au conservatisme des évêques ? L’Eglise peut-elle se moderniser pour répondre à l’évolution sociale ?

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Le Monde de Jamy

Le Monde de Jamy : la science expliquée aux familles

À la découverte de la Terre et de nos sociétés

Le Monde de Jamy est un programme documentaire français produit par Multimédia France Productions Elephant Doc : il est diffusé depuis le 7 mai 2014 sur France 3. Cette émission tout public de vulgarisation scientifique est présentée par Jamy Gourmaud (ancien co-présentateur de C’est Pas Sorcier) en duo avec Églantine Éméyé (en remplacement de Myriam Bounafaa depuis 2018). Le concept du Monde de Jamy repose sur l’exploration d’un thème particulier : animaux, nature, environnement, climat, espace, etc. Objectif : décrypter le monde dans lequel nous vivons pour sensibiliser les plus jeunes et leurs parents sur des sujets très actuels. Pour illustrer le thème et en faciliter la compréhension, l’équipe de production a intégré des expériences plutôt amusantes ainsi qu’une bonne dose d’imagerie 3D. Au cours du reportage, les animateurs interviewent plusieurs personnes concernées par le thème, qu’il s’agisse de simples témoignages ou d’avis d’experts en la matière. Les premiers épisodes abordaient des sujets très larges sur la planète en général. On observe désormais un retour vers des thèmes plus franco-français, donc plus susceptibles d’intéresser les familles. Depuis son lancement sur les ondes de France 3, Le Monde de Jamy est devenu l’émission de vulgarisation scientifique la plus suivie de la télévision française.

Un cycle de 3 à 4 épisodes par an en moyenne

On compte en moyenne 3 à 4 épisodes produits par an depuis la création du programme, chaque épisode durant 110 minutes. Diffusé en première partie de soirée, Le Monde de Jamy est un documentaire qui demande un gros travail de préparation afin de s’assurer que l’audience sera au rendez-vous. La production nécessite en amont à peu près 2 mois d’écriture suivis de 8 semaines de tournage et de montage. Le Monde de Jamy s’apparente bien plus à l’ancienne émission phare de Nicolas Hulot Ushuaïa Nature qu’à un simple programme vulgarisateur ciblant les enfants, comme l’était son ancêtre C’est Pas Sorcier. Le fil conducteur reste toutefois le même : selon Jamy Gourmaud lui-même, le plus important, c’est que la science fasse partie de notre culture générale. L’émission s’inscrit totalement dans la mission de France Télévision qui demeure la référence en matière de diffusion de la connaissance et des savoirs sur le petit écran.

Comment l’émission a-t-elle été accueillie par le public ?

Il existe encore de nombreux fans nostalgiques de l’émission C’est Pas Sorcier, un programme similaire, fait avec les moyens du bord (ce qui faisait son charme) et diffusé de 1993 à 2013. Le duo Jamy et Fred a beaucoup apporté au domaine de la vulgarisation scientifique à la télévision pour expliquer le monde aux enfants. Le Monde de Jamy profite donc largement de la notoriété du mythique Jamy Gourmaud que le public perçoit toujours comme un scientifique qui connaît son domaine. L’émission se veut toutefois plus généraliste que son ancienne production C’est Pas Sorcier, ciblant cette fois-ci toute la famille et non plus seulement les enfants. Depuis le lancement des documentaires en 2014, les scores d’audience ont toujours été très positifs, oscillant entre 6,9% et 18,1% de part de marché, soit 1,500.000 à 4,000.000 de téléspectateurs. Si l’on observe ces très bons chiffres, il y a fort à parier que ce sont les millenials qui regardaient C’est Pas Sorcier le dimanche matin qui forment désormais le plus gros contingent de l’audience. Ils font confiance à Jamy et son équipe pour expliquer le monde à leurs propres enfants. Les sujets sont plutôt généralistes, mais les présentateurs ont l’art d’impliquer les téléspectateurs en les amenant à se sentir concernés par le sujet. Pour augmenter l’impact du message diffusé dans l’émission, Jamy Gourmaud s’appuie aussi sur une chaîne Youtube comptant à ce jour près de 300.000 abonnés.

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Plus Belle La Vie

Plus Belle La Vie, un feuilleton télévisé français à l’américaine

Une série TV en lieu et place d’un JT

C’est le 30 août 2004 qu’apparaissent pour la première fois les personnages de Plus Belle la Vie sur France 3. Imaginée par Hubert Bresson, cette série prétend très vite faire aussi bien que les sitcoms américaines dont elle s’inspire. Le synopsis est simple : suivre le quotidien, parfois mouvementé, des habitants d’un petit quartier marseillais. Entre intrigues policières, démêlées sentimentales, familiales et enjeux sociétaux, chaque épisode trouve son public. Ancré dans un Marseille imaginé, ce feuilleton profite de l’imagination de Georges Desmouceaux, Bénédicte Achard, Magaly Richard-Serrano et Olivier Szulzynger. Programmée sur la tranche horaire des journaux TV, Plus Belle la Vie représente un pari dès sa création. France 3 prend même le risque de diffuser au moins 100 épisodes avant de juger de sa pérennité. Si les premiers temps sont difficiles, une envolée des audiences se présente dès le troisième mois de programmation. Celles-ci ne cesse d’augmenter durant les années qui suivent. En 2010, le feuilleton fédère plus de 6 millions de téléspectateurs, jusqu’à menacer les audiences des journaux de 20h. À partir de 2011, la concurrence se réveille. C’est en effet au tour des chaînes TF1, M6 et France 2 de créer leur feuilleton intercalé entre le JT et le programme du soir. Mais Plus Belle La Vie conserve sa popularité.

La sitcom française qui bat tous les records

Une saison, diffusée sur 1 an, compte 260 épisodes environ : elle s’articule suivant un scénario à tiroirs. Au moins trois intrigues se côtoient. Une péripétie policière, une romance ou un récit centré sur un fait de société et des événements du quotidien. Chaque personnage interagit, selon son évolution, avec ces trois axes. Ce qui permet de générer un suspense gagnant avec des cliffangher (fins à suspense) qui terminent quasi systématiquement chaque épisode. De même, ce parti pris narratif favorise le capital sympathie des protagonistes et leur évolution. Rapidement, les personnages ne sont plus cantonnés à une redondance scénaristique. Et d’autres disparaissent, surgissent ou reviennent de façon surprenante et espérée par le public. Sur les 17 acteurs principaux crédités au tout début de Plus Belle la Vie, plusieurs ont quitté la série. De même, des comédiens venus pour une apparition ou deux ont finalement gagné un rôle récurrent. Afin de pimenter plus encore le spectacle, des invités de marque sont apparus au fil des 4 000 épisodes déjà tournés : Catherine Benguigui, Jean-Claude Bouillon, Yves Rénier, Christian Morin, Thierry Ardisson et même Pierre Bellemare. Selon les histoires, ils ont interprété un personnage ou simplement campé leur propre identité le temps d’un tournage. Le succès de la série grandissant, son évolution s’est accompagnée de nouveautés dans les génériques, les identités visuelles et la création de produits dérivés.

Le réalisme intelligent de Plus Belle La Vie

Plus Belle La Vie est une petite mine d’or aux nombreuses facettes. À l’évidence inspirée par un modèle US, ses bases ont a été adaptées pour le public français. Le réalisme est un des éléments cruciaux de son succès. Le cadre d’un quartier de Marseille est réussi. Les rues du Mistral fantasmé sont pleines du charme du sud, peuplées d’une population plutôt représentative. De plus, certains tournages se font en décor réel tels que le parc Borély, la prison des Baumettes ou le lycée Vincent Scotto. Enfin, l’unité de temps joue beaucoup. Un épisode de Plus belle La Vie représente une journée dans l’existence de ses personnages. Mieux encore, les dates intégrées au récit correspondent jour pour jour à celui de la diffusion de l’épisode. Il est ainsi plus aisé et cohérent d’intégrer au scénario des événements réels récents qui impactent le quotidien des protagonistes. Pour finir, les causes sous-jacentes défendues sont mises en scène avec objectivité et intégrité. Preuve d’une recette qui marche : Plus Belle La Vie a révolutionné le feuilleton télévisé et poussé les chaînes concurrentes à copier son modèle avec Demain nous appartient ou Un si grand soleil.

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France 2, une chaîne TV phare du service public

France 2, chaîne publique incontournable

La naissance de la première chaîne télévisée publique de France

En 1964, le service public de l’audiovisuel est assuré par l’Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF), dont la deuxième chaîne sera la première du pays à se décliner en couleurs, à partir de 1967. En 1968, la chaîne se fait connaître à une échelle mondiale grâce à la diffusion de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver de Grenoble. Son succès se construit entre la fin des années 1960 et les années 1980 avec des émissions telles que Les Dossiers de l’Écran, Apostrophes, Récré A2, la Chasse aux trésors, Champs-Elysées, ainsi que des séries télévisées comme les Shadocks, les Rois Maudits, Arsène Lupin, ou encore les Brigades du Tigre. Suite au démantèlement de l’ORTF en 1975, la chaîne devient une société autonome dénommée Antenne 2, à laquelle France 2 succèdera en 1992, au sein de France Télévisions. La chaîne se crée alors une identité visuelle avec pour logo un chiffre deux rouge qui évoluera en 2002 pour rappeler les autres chaînes de France Télévisions.

Une grande chaîne télévisée, généraliste

À partir de 1993, France 2 lance des émissions de divertissement et engage des animateurs célèbres. Ainsi, Nagui instaure Taratata en 1993, Arthur et Pierre Tchernia présentent Les Enfants de la télé dès 1994 et Jean-Luc Delarue crée Ça se discute en 1994. Les audiences sont excellentes et la chaîne se développe autour d’un programme diversifié touchant à la fois aux domaines du sport, de l’information, du divertissement ou encore de la culture. Elle s’adresse à un public large et attire des téléspectateurs de tous âges et de toutes les catégories socioprofessionnelles, aussi bien en France qu’à l’étranger, notamment dans les pays francophones. France 2 est aujourd’hui diffusée sur de nombreux canaux : la TNT, le satellite, le câble, la télévision IP ou xDSL et internet via le site de replay de France Télévisions. En 2009, la publicité est supprimée sur les chaînes publiques entre 20h et 6h. Au fil des années, l’image de France 2 s’est construite autour d’une programmation diversifiée qui lui a permis de devenir l’une des plus grandes chaînes de télévision du pays, regardée par toutes les générations et toutes les classes sociales. Les thèmes abordés, d’abord essentiellement sérieux et culturels, comprennent aujourd’hui le sport, le divertissement et les séries françaises ou étrangères. La chaîne reste une source très prisée pour suivre les actualités et propose également des reportages variés, par exemple sur l’histoire, la biologie ou encore des sujets de société. La couleur rouge du logo fait également partie intégrante de la chaîne et habille tous les programmes.

Culture, information et suivi des événements sportifs

Le traitement de l’actualité et les reportages d’investigation sont un autre élément fort de l’identité de la chaîne, à l’image de Cash Investigation et d’Envoyé Spécial, qui a enregistré plusieurs records d’audience. Le journal télévisé de 13h et de 20h est également emblématique de France 2, ainsi que les retransmissions d’événements sportifs, comme les Jeux Olympiques, Rolland Garros, le Tour de France ou encore les compétitions de football. Faites Entrer l’accusé, qui revient sur des affaires criminelles, est aussi une émission caractéristique. Enfin, les programmes culturels ont toujours été importants pour la chaîne, comme Le plus beau village de France ou Secrets d’histoire.
Quant aux présentateurs vedettes de la chaîne, ils font l’ADN de France2. Ainsi, les speakerines, les animateurs et les présentateurs des journaux télévisés, tels que Anne-Sophie Lapix, Nagui ou encore Laurent Ruquier, sont les vedettes de la chaîne. Les bons scores d’audience de France 2 s’appuient en partie sur ces présentateurs populaires, appréciés des téléspectateurs pour leur charisme et l’image unique qu’ils donnent à leurs émissions. La chaîne a ainsi travaillé avec de nombreuses personnalités devenues incontournables dans le paysage audiovisuel français, notamment les speakerines, qui présentaient le programme de la chaîne jusqu’en 1992, les présentateurs des journaux d’informations, qui sont très regardés, et les animateurs d’émissions de divertissement. Ainsi, Denise Fabre est la première speakerine de la chaîne, présente dès les premières années et très appréciée par le public. Les journaux télévisés sont eux incarnés par les présentateurs David Pujadas, Laurent Delahousse et Marie Drucker et plus récemment, Anne Sophie Lapix. L’inoubliable Patrick Poivre d’Arvor a également présenté certaines éditions entre 1975 et 1983. Les émissions populaires et les jeux télévisés sont marqués par Nagui, Patrick Sabatier, Laurent Ruquier ou encore Laurent Romejko. Certains animateurs sont les symboles des émissions télévisées qu’ils présentent, tels Michel Drucker dans Vivement Dimanche, lancé en 1998 ou encore Nagui dans N’Oubliez Pas Les Paroles.

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Un Si Grand Soleil

Le Si Grand Soleil de Montpellier dans un soap opéra

Une série télévisée dramatique meilleure que la pub

En 2018, alors que les chaînes concurrentes connaissent le succès avec le retour des feuilletons télévisés français, France.tv.studio lance le sien. Un Si Grand Soleil naît ainsi de la collaboration de Olivier Szulzynger, Eline Le Fur, Christina Arellano et Stéphanie Tchou-Cotta. France 2 signe pour ce soap opéra national qui viendra remplir la case laissée libre par l’interdiction de la publicité après 20h. Le 28 août 2018, le premier épisode est diffusé à 20h 40. Le synopsis entend conter les aventures relationnelles, romantiques et amicales, les drames et les tracas d’un groupe de personnages. Ils vivent tous à Montpellier et entrent en interaction au fil des épisodes. Leurs rencontres et leurs parcours communs génèrent des événements tantôt intimes, tantôt publics. Bien que la série ne soit pas aussi ancienne que d’autres programmées sur la même tranche horaire, Un Si Grand Soleil a déjà reçu plusieurs récompenses. En effet, les Soap Awards France de 2019 ont reconnu ses qualités narratives comme le jeu de ses acteurs. Le public est quotidiennement au rendez-vous, à hauteur de 4 millions en moyenne, pour un épisode de 26 minutes. Des rediffusions sont actives depuis 2019 sur tous les canaux de France Télévision : France 4, TV5 Monde, France Ô, etc. Des pays francophones en ont également acquis les droits de diffusion : Belgique, Suisse, Canada, Luxembourg, Andorre, Monaco.

Un soap opéra français parfaitement calibré

On retrouve d’emblée les codes du succès du soap opéra qui plaît aux quatre coins du monde. Après les USA, le Japon, la Corée du sud ou les pays d’Amérique latine, la série télévisée mélodramatique made in France séduit. Un Si Grand Soleil fait partie des réussites majeures de ces dernières années. Son principe est de mêler les vies de personnages différents, aux vies déjà compliquées, qui vont se rencontrer et partager des événements. Entre romance, deuils, tragédies, conflits moraux, disputes conjugales, problèmes familiaux, le choix est large. Pour faire vivre un scénario qui met en avant chaque interaction, la production du feuilleton a misé sur ses acteurs et son environnement. Au casting, des pointures telles que Jean-François Stévenin, Valérie Kaprisky, Gabrielle Lazure et Tonya Kinzinger donnent la réplique à des débutants comme Moïse Santamaria. Des protagonistes principaux sont régulièrement au contact des mêmes personnages réguliers qui relancent les intrigues. Dès le premier épisode, l’accent est mis sur l’intensité des drames que vivent certains et les conséquences de leur actions à venir. Très tôt, les scénaristes incorporent des faits de société au récit : affaires judiciaires, drogue, faillite commerciale, héritages conflictuels, etc. Tous les ingrédients de la série de genre soap opéra sont au rendez-vous, entretenant un suspense qui fidélise le public.

Succès de la série télévisée, Un Si Grand Soleil

Ce feuilleton TV choisit dès le départ d’opposer l’idée d’une vie douce au soleil du midi et la rude réalité que vivent ses personnages. Ainsi, le retour aux sources de son héroïne Claire n’est-il que le prélude à une quête douloureuse et non le plaisir de retrouver Montpellier. Car la ville française si ensoleillée n’est ici pas aussi agréable que l’on pourrait l’imaginer. Pour accentuer ce contraste discret mais réussi, les tournages se partagent entre prises en studio et en extérieur. Les équipes voyagent entre Montpellier, La Grande-Motte, Castelnau-le-Lez, Palavas-les-Flots et la campagne camarguaise. Le réalisme et le charme de ces sites accentuent la popularité de la série. La narration se plaît à présenter les tourments de différentes générations qui, souvent, ne se comprennent pas. Une pincée de vengeance, un soupçon de rivalité amoureuse ou professionnelle, le parfum du crime et des délits, le tout saupoudré de larmes et de romance : Un Si Grand Soleil a tout de la série TV à succès.

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Mot de Passe

Mot de Passe : le jeu qui active les méninges

Réussiront-ils à décrocher le jackpot ?

Mot de passe est un jeu télévisé français de divertissement produit par FremantleMedia, diffusé sur France 2, à 10h35 du lundi au vendredi, juste après Télématin. Ce jeu tout public est inspiré du programme américain Password (1961). Les candidats, épaulés par des personnalités connues, ont pour objectif de faire deviner un maximum de mots en plusieurs séries de 30 secondes. Lors de l’émission qui dure près de 40 minutes, 2 binômes composés chacun d’un candidat et d’une personnalité s’affrontent tour à tour. Le jeu se divise en 3 manches : les qualifications (8 tours), l’épreuve des mots décisifs et la finale. Chaque participant doit faire deviner à son coéquipier 5 mots en 30 secondes. Pour trouver les mots de passe, les équipes ont le droit à un seul mot indice. La gestuelle est bien évidemment interdite. Ainsi, pour faire deviner le mot “mouillette”, le participant doit dire : pain. En revanche, il existe des indices interdits, sanctionnés par un buzz : pas de mots composés, ni de la même famille, pas de mime et pas de mot commençant par le même son. Si un mot est difficile à trouver, il est possible de passer pour y revenir plus tard, toujours dans les 30 secondes imparties. Au milieu des qualifications, les candidats changent de partenaire. Lors des derniers tours, les mots à deviner sont cachés aux téléspectateurs pour les inviter à participer. Le gagnant des qualifications choisit à nouveau son coéquipier pour l’épreuve suivante des mots décisifs. Il part alors avec un point d’avance et peut garder la main ou la laisser. Jouant désormais équipe contre équipe pour trouver un même mot, chacune a le droit à un essai. Si l’équipier ne trouve pas, c’est à l’autre équipe d’essayer. Le duo gagnant accède à la finale où il doit franchir 5 paliers. Il faut d’abord faire deviner 5 mots en 9 essais, puis 5 mots en 8 essais… jusqu’au dernier palier de 5 mots en 5 essais. Pour faire deviner chaque mot, le candidat peut donner 3 indices à son partenaire. Il dispose d’une minute et 30 secondes pour franchir le palier. Le dernier palier n’est pas obligatoire : le finaliste peut repartir avec 1.000€ assurés. S’il tente et gagne, il remporte 2.000€. S’il perd, il repart avec 500€. Désormais, le champion participe aussi à l’émission suivante tant qu’il l’emporte.

Une émission vivante, dynamique et joviale

Originellement présenté par Patrick Sabatier de 2009 à 2016, c’est désormais Laurence Boccolini qui anime le plateau, avec beaucoup d’humour et de bonne humeur, et ce, depuis 2020. Le court format de l’émission (37 minutes) et des épreuves (10 minutes chacune environ) rend le jeu plus dynamique que son lointain cousin Pyramide. Les manches sont entrecoupées de commentaires sur le jeu, parfois agrémentés d’un passage musical, que les personnalités ne manquent pas d’animer. Diffusé du lundi au vendredi, ce programme est devenu un rendez-vous régulièrement suivi par près de 600.000 téléspectateurs, une belle réussite sur ce créneau du matin. Le concept du jeu, les personnalités ainsi que l’entrain de la présentatrice ne sont pas pour rien dans ce succès.

Culture générale et langue française au cœur de l’émission télévisée

Avec le jeu Mot de Passe, France Télévision offre une nouvelle opportunité aux amoureux de la langue française de gagner de l’argent. Certes, les gains sont loin d’égaler les sommes astronomiques des télé-crochets et jeux concours des chaînes privées. Cependant, dans la même veine que Questions pour un Champion, Slam ou des Chiffres et des Lettres, les candidats viennent avant tout pour le plaisir de se mesurer à d’autres fans de culture générale. Ce créneau porteur a encore de beaux jours devant lui.

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On est en direct

On est en direct : la recette gagnante de France Télévision

L’émission n°1 de divertissement culturel du service public

Présenté par Laurent Ruquier en duo avec Léa Salamé, le programme On est en direct est un talk-show proposé en direct, en 2e partie de soirée le samedi sur France 2. Cette émission tout public, produite par ADL TV et RUQ Productions, a été diffusée pour la 1ére fois le 26 septembre 2020, en remplacement du programme phare de la chaîne : On n’est pas couché. Après 14 années passées à la tête de ce programme, Laurent Ruquier réinvestit le créneau de la deuxième partie de soirée du samedi avec un nouveau projet diffusé à 23h30. L’émission On est en direct est orientée sur l’actualité et la culture, avec une partie réservée pour l’interview politique. Elle offre une place importante aux débats d’opinion sans filtre, avec la promesse que la liberté de parole des invités sera respectée. La part belle est faite aux artistes, aux comédiens et aux écrivains qui peuvent venir promouvoir leurs livres, œuvres et spectacles. Chanteurs et chanteuses ont la possibilité de se produire sur le plateau en fin d’émission, et ce, quel que soit leur style musical. Laurent Ruquier a aussi souhaité reconquérir le terrain de l’humour qu’il avait abandonné avec sa précédente émission. Certains humoristes ont dorénavant leur propre rubrique. Sur les 120 minutes que dure l’émission, Laurent Ruquier et Léa Salamé sont en mesure d’accueillir jusqu’à 15 invités différents.

Laurent Ruquier et Léa Salamé : le duo de charme de France 2

Pour conserver une belle part d’audience le samedi, France 2 a choisi de faire à nouveau confiance à 2 poids lourds de la chaîne. D’un côté, Laurent Ruquier, sans doute le maître incontesté du talk-show de 2e partie de soirée (Tout le monde en parle, On va s’gêner, On a tout essayé, On n’est pas couché…). On le retrouve aussi sur RTL avec les Grosses Têtes, après être passé par France Inter et Europe 1. De l’autre côté, le mastodonte du PAF est accompagné de l’animatrice Léa Salamé, une autre grande figure de France Télévision et de France Radio. C’est elle qui a le privilège de présenter les débats lors des élections présidentielles ainsi que les interviews du président de la République : sa présence pèse forcément dans le succès de l’émission. D’une humeur plus légère que de précédentes émissions animées par ces 2 stars de la radio et du petit écran, le talk-show offre toujours une petite dose d’impertinence, chère au public de France 2. Laurent Ruquier le rappelle : le côté sans filtre des débats signifie que tout peut arriver, car « On est en direct ». Ce qui est sûr, c’est que la personnalité des animateurs et des chroniqueurs, sans oublier l’horaire de diffusion, influencent grandement la typologie de l’audience.

Un cadre intimiste cher au présentateur et aux téléspectateurs

Pour son programme, Laurent Ruquier a voulu créer une atmosphère plus contemporaine et plus personnelle que sur un gros plateau de télévision. L’émission a donc été tournée dans un véritable club. Le présentateur se déplace dans les différents espaces à la rencontre des invités confortablement assis autour des tables. La recette d’On est en direct semble gagnante puisqu’en moyenne, 800.000 téléspectateurs suivent l’émission chaque samedi soir pendant les 2 heures de diffusion. Cela représente près de 13% de part d’audience. Le talk-show a été légèrement impacté par les différents confinements de 2020 et 2021, les couvre-feux, ne permettant donc pas de tourner l’émission en direct de manière continue. Pour l’occasion, la production a choisi de rebaptiser le programme On est presque en direct, avec un tournage en journée dans les conditions du direct, jusqu’au retour à la normale en janvier 2021.

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Grandes Reportages

Le magazine de reportages et d’informations de TF1

Grands Reportages, un parcours et ses rebondissements

Grands Reportages est né de l’esprit imaginatif de Henri Chambon et Michèle Cotta en 1987. Le ton se veut informatif mais surtout varié et sans entrave. En évitant soigneusement toute dérive, le magazine s’emploie dès ses débuts à décrypter faits de société et actualité. Sur une durée de 50 minutes, des gros plans assortis d’interviews et d’immersions plongent le téléspectateur au cœur d’un lieu, d’un événement, de la vie d’un groupe d’individus. L’émission est diffusée avec régularité, le vendredi soir d’abord puis le lundi. Néanmoins, le succès n’est pas conforme à celui attendu et le programme est suspendu en 1998. Mais cet arrêt annonce un retour en force en 2015. Avec une diffusion à 13h30, immédiatement consécutive au journal de 13h, Grands Reportages retrouve le public pour 60 minutes. Au total, l’émission comptabilise déjà 30 ans de réussite, marqués par différents présentateurs. Henri Chambon assura le succès des premières années. À la suite de son retour sur le petit écran, Grands Reportages fut successivement présenté par Pascal Pinning, Claire Chazal et Anne-Claire Coudray. Chaque édition faisant suite immédiate au JT et insistant sur l’actualité, sa présentation par l’animateur du 13h en affirme la continuité.

La variété au service de la liberté d’expression

Dès le départ, Grand Reportages est destiné à mettre en lumière les faits et changements de la société. Beaucoup de liberté est laissée au choix de chaque thème abordé. Les documentaires se veulent une extension des journaux télévisés d’information. Ils explorent plus en détail et en profondeur leurs thématiques. Près de 2.000 sujets ont ainsi déjà présenté une grande variété autour d’un seul épisode ou plusieurs sujets. Lorsque certains thèmes nécessitent plus de temps, de préparation, plusieurs mois leur sont consacrés. Il en résulte occasionnellement des reportages conçus comme une série afin de ne rien omettre d’important. Chaque documentaire est donc très complet. Parmi les nombreux numéros de Grands Reportages, on dénombre, entre autres, la vie des policiers, les arnaques, l’addiction au jeu, la vie d’un palace en pleine pandémie de Covid, la quête des héritiers dans le monde, l’intelligence artificielle, l’écologie, les expatriés au Québec, le drame de Tchernobyl, la magie du cirque, les petits rats de l’Opéra, 4 saisons dans le port de Marseille, etc.

Les atouts de Grands Reportages

Le grand point fort du magazine d’informations Grands Reportages est de raconter des histoires avec objectivité et pragmatisme. Si chaque thème est focalisé sur le réel, il est présenté par ses acteurs. La parole est donnée aux principaux concernés et les points de vue varient pour donner une vision globale du sujet. Quel que soit ce dernier, le ton évite soigneusement le sensationnel afin de protéger l’intégrité générale de l’émission. Basée sur l’actualité développée dans le JT de 13h ou plus généralement sur l’actuel, l’émission forme un pont informatif avec un arrêt sur image détaillé. Le téléspectateur peut voir des lieux inédits pour lui, et entendre des témoignages réalistes. Ces témoins filmés dans leur quotidien, encouragés à livrer leurs ressenti et expérience créent un lien avec le public. Afin de garantir la qualité, la production s’associe à une quarantaine d’autres sociétés qui apportent leur inspiration et leurs sujets. Étudiés pour coller à la ligne éditoriale du programme, tous ont une même chance d’aboutir à une réalisation qui sera ensuite diffusée. Ce choix entretient la pluralité qui fait le succès de Grands Reportages. Enfin, le découpage de certaines histoires en épisodes renforce le souci de qualité et propose un suspense plaisant. D’une semaine à l’autre, les spectateurs ont plaisir à découvrir la suite d’un sujet qui les passionne.

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Le Journal de 13h sur TF1

Le JT de la mi-journée version TF1

L’information proposée à 13h

Le journal télévisé (JT) de 13h sur TF1, est devenu une institution dont les fondations remontent à l’époque de la RTF (Radiodiffusion-Télévision Française). En 1960, fort du succès du premier journal télévisé diffusé en début de soirée, un seconde édition est créée. Elle s’accompagne de deux autres éditions résumant les faits abordés à 13h et 20h. Le 6 janvier 1975, la RTF devient La Une, première chaîne de TV française, privatisée et rebaptisée TF1 en 1987. Entre temps, le 13h est instauré comme un des principaux rendez-vous journaliers des téléspectateurs. Nommé TF1 actualités, il devient ensuite le Journal de 13h de la chaîne. Ce format est aussi idéal pour la création d’un autre modèle : celui du couple de présentateurs. C’est en effet sur le 13h de la future TF1 qu’apparaît le premier duo mixte des journaux télévisés français avec Yves Mourousi et Marie-Laure Augry. À la suite d’une privatisation qui déplaît à une partie des acteurs de ce 13h, Jean-Pierre Pernaut, qui avait remplacé Mourousi, devient seul et unique présentateur. Il oriente la ligne éditoriale en fonction du public au rendez-vous de cette mi-journée et met en avant le quotidien des régions. Cette stratégie fait du journal de 13h de TF1 le meilleur média du genre et le plus apprécié des téléspectateurs. Depuis janvier 2021, Marie-Sophie Lacarrau a repris le flambeau, suite au départ du légendaire Jean-Pierre Pernaut.

Un journal télévisé en constant développement

Diffusé en direct depuis sa première édition, le Journal de 13h de TF1 a vu l’émergence de futurs modèles souvent repris sur d’autres chaînes. Dans sa version initiale, le duo inédit proposait une égale répartition du travail de présentation. Chacun avait à charge une moitié des sujets. Yves Mourousi et Marie-Laure Augry préparaient leur intervention séparément, sans savoir à l’avance ce qui serait dit par leur binôme. Le résultat offrait un ton sérieux dans une atmosphère détendue et spontanée. C’est aussi le point de départ de ce qui a fait du 13h de TF1 une édition à part dans le paysage télévisuel français. On trouve déjà un caractère à la fois informatif et divertissant. La reprise du programme par Jean-Pierre Pernaut coïncide avec une accentuation de ce parti pris. Le présentateur valorise l’audience de cette mi-journée, un public rural et des séniors. Laissant l’actualité internationale et la politique au 20h, il opte pour plus de régionalisme et des questions locales. Empruntant la recette de FR3, Pernaut mise sur des correspondants en régions afin de toucher tous les publics. Afin de suivre les évolutions techniques et l’identité visuelle du groupe TF1, plusieurs plateaux et génériques se succèdent.

Le 13h de TF1 a révolutionné le journal TV

Le 13h de TF1 est un vrai creuset d’expérimentations gagnantes. Après la mise en place d’un duo mixte de présentateurs, de nombreux programmes reprennent l’idée. Par la suite, lorsque Jean-Pierre Pernaut centre le journal sur le régionalisme, il créé un nouveau modèle. Basée sur un réseau de journalistes installés dans 19 bureaux en régions, la rédaction du 13h développe l’actualité inspirée de la presse locale. Le sentiment de favoritisme urbain et parisien disparaît à la faveur d’un 13h qui s’attarde sur le quotidien global du pays. Enfin, ce journal télévisé programme des rubriques qui varient chaque jour telles que Votre histoire le mardi, L’actu et vous le jeudi et le Zoom du dimanche. Le succès des aménagements imaginés par Jean-Pierre Pernaut expliquent la popularité du 13h de TF1 tout comme la longévité du présentateur à la tête de l’émission. Ce dernier détient en effet le record mondial de plus de 30 ans passés à informer les Français à la mi-journée.